LOGEMENT DANS LE 06

L’observatoire Immobilier de la Côte d’Azur a publié mardi 2 octobre les chiffres du logement pour le premier semestre 2007 : « nous n’avons plus de réponse pour les actifs ».

Le constat est accablant !

La situation est catastrophique : 93% des logements ont été mis en vente à un prix supérieur à 3.500 € le m2. Or, chacun sait qu’au-delà de 3000€ le m2, les actifs des Alpes-Maritimes ne peuvent pas acheter. Le marché est désespérément bloqué, c’est l’impasse. Comment en est-on arrivés là ? C’est le résultat d’un double phénomène.
-  d’un côté, une production de luxe massive destinée aux plus fortunés représentant la quasi totalité (93%) des logements mis en vente,
- de l’autre, une sous production de logement social : sur l’année 2006, seulement 1580 logements ont été financés au lieu des 2500 nécessaires pour rattraper l’obligation légale de 20%, soit un déficit annuel de 1000 logements, alors que le nombre de demande de logements sociaux ne cesse de progresser : 7200 nouveaux demandeurs d’HLM rien qu’à Nice en 2006 dont le revenu moyen est de 1090 € par mois.

Pourtant, depuis 4 ans les discours sur l’urgence concernant le logement des actifs se multiplient de tous côtés.

Or, pendant ce temps, la spéculation a prospéré de plus belle : en 5 ans les prix ont doublé. Les habitants du département ne peuvent plus se loger.

La réalité contredit une fois de plus les discours.

Pour débloquer la situation, il faut impérativement passer des discours aux actes. Nous proposons une mesure exceptionnelle et volontariste basée sur la logique de la solidarité opposée à la spéculation. C’est possible, les moyens financiers existent. C’est le département qui encaisse les impôts sur les ventes de logements. Or, résultat de la spéculation galopante, les impôts encaissés depuis 2004 par le Département sur les ventes de logements ont très fortement augmenté. Par rapport à 2004, pour la seule année 2007, le supplément encaissé est estimé à 93 Millions d’eus . Nous proposons que ces 93 Millions soient utilisés pour financer la construction de logements sociaux. Avec le seul supplément encaissé en 2007 on pourrait ainsi financer plus de 1000 logements. Employer le surplus d’argent venant de la spéculation pour financer le logement social, ce serait à la fois juste, moral et efficace. Les moyens de la solidarité existent, ils peuvent être utilisés immédiatement. C’est une question de choix politique.

Paul CUTURELLO, Conseiller Général Président du groupe PS et apparenté du Conseil Général

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